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<title>Last posts on espèces susceptibles d’occasionner des dégâts</title>
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<updated>2026-08-30T06:19:15+02:00</updated>
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<title>ESOD : la LPO engage un nouveau recours devant le Conseil d’État</title>
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<updated>2026-08-26T21:50:47+02:00</updated>
<published>2026-08-26T21:50:47+02:00</published>
<summary> La LPO prépare un nouveau recours devant le Conseil d’État contre l’arrêté...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO prépare un nouveau recours devant le Conseil d’État contre l’arrêté qui vient de renouveler pour trois ans la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD). Malgré une mobilisation citoyenne sans précédent et des études scientifiques mettant en évidence l’inefficacité de ce dispositif, l’État maintient un régime permettant la destruction de nombreuses espèces sauvages et revient sur ses engagements en faveur de la biodiversité, notamment avec le reclassement parmi les ESOD de la Martre des pins.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054728726&quot;&gt;L’arrêté ministériel du 10 août 2026&lt;/a&gt;, publié au Journal officiel du 21 août, renouvelle jusqu’en 2029 le classement ESOD de neuf espèces sauvages, 4 mammifères et 5 oiseaux : la Martre, la Belette, la Fouine, le Renard, la Pie bavarde, le Geai des chênes, la Corneille noire, le Corbeau freux et l’Étourneau sansonnet.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon les départements, ces animaux pourront être piégés ou abattus en dehors des périodes ordinaires de chasse, parfois toute l’année et sans quota.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette décision intervient malgré les 75 000 contributions du public déposées lors de la consultation publique organisée du 9 au 30 juillet 2026. Ces avis étaient pourtant défavorables à 89&amp;nbsp;%. Au travers de sa campagne « &lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/s-engager-a-nos-cotes/donner-a-la-lpo/faire-un-don/condamnes-sans-preuve&quot;&gt;Condamnés sans preuve&lt;/a&gt; », la LPO avait appelé les citoyens à dénoncer cette politique qui conduit chaque année à la mise à mort d’environ 1,7 million d’animaux sauvages alors que son inefficacité est démontrée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un retour en arrière par rapport aux engagements de l’Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le ministère avait pourtant donné plusieurs gages laissant entendre que la Martre des pins ne figurerait plus dans le nouvel arrêté triennal. Cette orientation était en cohérence d’une part avec la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030 (issue de la COP biodiversité), qui annonçait une réforme du régime applicable aux mésocarnivores (Renard, Fouine, Martre...), mais également avec la décision du Conseil d’État du 13 mai 2025 qui avait annulé le classement de la Martre dans l’ensemble des 26 départements concernés. Un an plus tard, l’État fait marche arrière et réintroduit la Martre parmi les ESOD dans 14 départements.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De nouveaux reculs ont également été inscrits à la suite de la consultation publique et en dépit des avis massivement négatifs. Le Corbeau freux par exemple, a été ajouté au classement sur 17 départements supplémentaires par rapport à la version soumise à consultation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une politique à rebours des connaissances scientifiques désormais établies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès 2023 des travaux scientifiques ont démontré l’inefficacité de ce système, unique en Europe. Et en 2026 de nouvelles études ont confirmé non seulement &lt;a href=&quot;https://academie-veterinaire.fr/actualites/un-article-publie-dans-scientific-reports-presente-les-premiers-resultats-obtenus-par-le-programme-careli-etude-des-effets-de-la-gestion-du-renard-roux-sur-les-poulaillers-au-dela-de-la-controverse-massif-du-jura-france.html&quot;&gt;l’inutilité du dispositif&lt;/a&gt; mais également le coût exorbitant de ces destructions, estimé entre &lt;a href=&quot;https://www.mnhn.fr/fr/alerte-presse/l-elimination-massive-des-especes-jugees-nuisibles-s-avere-inefficace-et-couteuse&quot;&gt;5 à 15 fois supérieur aux dégâts qu’elle cause&lt;/a&gt; ! Le tout nous privant des services rendus par ces espèces : régulation des rongeurs, dispersion des graines, élimination des cadavres…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO demande depuis des années que les solutions de prévention et de cohabitation entre les activités humaines et la faune sauvage soient privilégiées : protection des élevages et des cultures, sécurisation des bâtiments, effarouchement ciblé ou encore utilisation de répulsifs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO engagera à nouveau un recours au Conseil d’Etat contre ces classements iniques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.lpo.fr/var/site/storage/images/_aliases/detailed_content/5/2/5/3/2013525-1-fre-FR/b096bb0e66ed-Recours-ESOD-Martre-Credit-Fabrice-Cahez.jpg&quot; alt=&quot;b096bb0e66ed-Recours-ESOD-Martre-Credit-Fabrice-Cahez.jpg&quot; width=&quot;574&quot; height=&quot;287&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;ezstring-field&quot;&gt;La martre est classée à nouveau parmi les ESOD dans 14 départements dans l’arrêté du 10 août 2026 – Crédit : Fabrice Cahez&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>lanvert</name>
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<title>Piéger et tuer les animaux sauvages ne permet pas de réduire les dommages agricoles</title>
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<id>tag:lanvert.hautetfort.com,2026-03-09:6587059</id>
<updated>2026-03-09T20:33:30+01:00</updated>
<published>2026-03-09T20:33:30+01:00</published>
<summary> Communiqué commun  FNE , Humanité  &amp;amp;  Biodiversité,  LPO , publié par...</summary>
<content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué commun &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNE&lt;/span&gt;, Humanité &lt;span class=&quot;amp&quot;&gt;&amp;amp;&lt;/span&gt; Biodiversité, &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;LPO&lt;/span&gt;, publié par FNE le 9 mars 2026&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chaque année, plus d’un million d’animaux sauvages (renards, fouines, corneilles, corbeaux freux…) sont détruits, par tir ou par piégeage, au motif de la protection des activités agricoles en France. Pourtant, il n’a jamais été établi que tuer ces animaux serait réellement utile. Au contraire, des travaux scientifiques récents concluent que non seulement ces destructions massives ne permettent pas de protéger l’agriculture ni de réguler les populations, mais de plus elles ont des effets négatifs. La &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://doi.org/10.1016/j.biocon.2026.111719&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;nouvelle étude&lt;/a&gt; qui vient d’être publiée dans la revue Biological Conservation le confirme, en se basant sur l’analyse des données officielles françaises collectées durant sept années&amp;nbsp;: intensifier les destructions ne permet pas de réduire les dégâts et arrêter les destructions ne fait pas augmenter les dégâts. Nos associations appellent le gouvernement à prendre en compte ces résultats et mettre fin à des destructions injustifiées et inefficaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, neuf espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ESOD&lt;/span&gt;) font l’objet d’une réglementation qui autorise à les détruire par tir ou par piégeage, sans limitation de nombre, y compris en dehors des périodes de chasse. Plusieurs centaines de milliers de ces animaux sont ainsi tués chaque année sous prétexte de protéger l’agriculture et l’élevage. Cependant, &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.fondationbiodiversite.fr/wp-content/uploads/2024/01/FRB_Synthese_comite_societal_Esod.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;l’efficacité de ces destructions pour réduire les dégâts est de plus en plus mise en doute&lt;/a&gt;, tandis que le rôle écologique utile de ces espèces est aujourd’hui avéré. Ainsi, &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://hal.science/hal-05224145v1&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;une étude expérimentale&lt;/a&gt; menée dans le Doubs a établi que détruire les renards ne réduit pas les attaques sur les élevages de volailles&amp;nbsp;: une meilleure protection des poulaillers est plus efficace et socialement acceptable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;L’étude qui vient d’être publiée dans la revue Biological Conservation, coordonnée par le Muséum National d’Histoire Naturelle, apporte un nouvel éclairage sur ce sujet. Les scientifiques ont analysé les données officielles de l’administration (montants de dégâts et nombre d’animaux tués) pour chaque espèce concernée et chaque département français, de 2015 à 2022. Aucun lien n’existe entre l’effort de destruction d’une année donnée et les dégâts de l’année suivante. Tuer plus d’animaux ne fait pas baisser les pertes économiques et inversement, tuer moins d’animaux ne fait pas augmenter ces pertes. Les destructions ne réduisent pas non plus la taille de la population&amp;nbsp;: les prétendues «régulations» ne régulent pas&amp;nbsp;! Les chercheurs ont également évalué le coût de ces destructions et montré qu’il était jusqu’à huit fois plus élevé que le montant des dégâts censés les justifier, ce qui pose la question de la rationalité économique du dispositif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces résultats vont dans le même sens que des travaux de recherche similaires conduits en Europe. Contrairement aux affirmations officielles, détruire les &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ESOD&lt;/span&gt; ne permet ni de « réguler » leurs populations, ni de réduire les dégâts aux activités humaines. Le coût de ce dispositif est disproportionné, au regard de l’absence de résultats, sur tous les plans&amp;nbsp;: financier, écologique et éthique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’a souligné &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/297380.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;un rapport&lt;/a&gt; de l’Inspection Générale de l’Environnement en 2024, la réglementation &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ESOD&lt;/span&gt; est une spécificité française et n’a pas d’équivalent chez nos voisins, qui privilégient l’indemnisation à la destruction. Elle est inadaptée, coûteuse et inefficace, en ce qu’elle repose quasi-exclusivement sur la destruction et que celle-ci est autorisée de manière beaucoup trop large, préventive et sans corrélation directe avec les dégâts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité et la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;LPO&lt;/span&gt; appellent le gouvernement à tenir compte des connaissances scientifiques les plus récentes et à réformer en profondeur la réglementation sur les &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ESOD&lt;/span&gt;, obsolète et inadaptée. Nous demandons de prendre en compte les réalités biologiques et de restreindre drastiquement les possibilités de destruction des &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ESOD&lt;/span&gt;, pour privilégier les méthodes de prévention et les alternatives au&amp;nbsp;piégeage.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.actu-environnement.com/images/illustrations/news/45612_large.jpg&quot; alt=&quot;45612_large.jpg&quot; width=&quot;653&quot; height=&quot;343&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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